Nous, on peut!

On dirait l’appel de Bob le Bricoleur. Oui, on peut!

En fait, c’est plutôt le message, tout aussi positif, d’un autre genre de gars de la construction, celui du type à rebâtir l’Europe. Rien de moins. Nous, on peut! est le titre du livre de l’économiste Jacques Généreux, avec pour sous-titre : Manuel anticrise à l’usage du citoyen.

C’est clair.

Le message central est fort approprié en ces temps où on aurait plutôt tendance à croire le contraire : nous, on n’y peut rien, on n’est pas capable, on est impuissant

Or, c’est faux. Dans une large mesure.

La crise n’est pas une fatalité, un événement incontrôlable et incontournable. De fait, nous dit Généreux, elle est le résultat des choix des états, des gouvernements, et non pas le pur fruit des aléas du marché.

Idem pour la dette qui, bien souvent, sert de frein aux esprits tentés par le changement. Cette dette qui servira d’ailleurs de prétexte parfait pour imposer l’austérité, pour affaiblir l’état dans tout ce qu’il a de plus public, de plus utile aux masses.

Comme par hasard.

Or, la dette, celle dont il est question et qui est source des problèmes mondiaux, n’est pas un problème d’endettement public… mais privé! Dans bien des pays (dont le Québec), la dette… est sous contrôle. Elle représente un poids confortable, pas excessif par rapport au PIB. C’est l’endettement privé, le désastre de la spéculation et de la finance qui sont, en réalité, au coeur du problème.

Alors, comprenant cela, il devient possible d’imaginer un monde différent, une économie qui pense autrement.

Croire le contraire fait l’affaire de qui, au fait? Qui a intérêt à nous faire croire que nous sommes impuissants face aux immuables lois du marché? Les banques, les spéculateurs, les rapaces qui dépècent l’état pour en garder les parties vitales qui leur permettent de faire de l’argent sur notre dos. Voilà.

Remarquez, il est normal que des sociétés entières pensent pourtant ainsi, de même que des gouvernements : ça fait des années et des années qu’on nous répète les mêmes mensonges, jour après jour, de la bouche de porte-voix radiophoniques, de la plume de chroniqueurs tordus, de prétendus experts, etc. À force, un mensonge souvent répété devient vrai. C’est connu.

Pourtant, il est possible de se sortir des griffes de la finance, d’oublier les menaces des agences de notation, pour penser une société en termes de progrès collectif, d’économie durable, qui favorise la redistribution de la richesse, appuyée par un capital qui est réellement productif. Il faut faire le choix d’utiliser la richesse pour l’emploi et non pas pour gâter l’actionnariat.

Oui, on peut!

Parce que, nous explique Jacques Généreux, les contraintes qui sont les nôtres ne le sont que parce que nous l’acceptons. Un peu comme si nous portions volontairement des menottes, oui, mais de plastique.

On peut bien faire semblant longtemps qu’on est incapable de s’en libérer. Mais, de fait, un petit mouvement et on vient de faire éclater le plastique en éclats.

Alors, la véritable question : est-ce qu’il n’est pas le temps de cesser d’accepter de jouer, comme des enfants? Ces menottes sont en plastique, cheap, fait en Chine.

En vérité, se défaire de tout cela, répétons-le : oui, nous, on peut!

Et à la lecture du livre de Généreux, on le comprend encore mieux. Et bien qu’il s’attarde à l’Europe et surtout la France, on réalise aussi une chose fondamentale : un bon principe est universel, il est valable partout.

Un peuple qui décide de redonner le pouvoir aux citoyens, plutôt que de l’abandonner aux mains des quelques privilégiés de la finance, c’est un changement déterminant qui pourra sans doute en inspirer plusieurs, par la suite.

Il est juste temps de le réaliser.

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